Quels sont les risques liés à l’utilisation d’un mauvais bois de chauffage ?
Utiliser un mauvais bois de chauffage peut avoir des conséquences graves sur la santé et la sécurité des habitants ; les bois traités, humides, verts, peints ou pourris dégagent des émanations toxiques lors de leur combustion. C’est pourquoi, il convient de bien choisir son bois de chauffage pour ne pas mettre sa santé en danger.
Les émanations toxiques des bois traités chimiquement
Les bois ayant subi un traitement chimique, comme ceux utilisés pour la construction extérieure, contiennent des substances comme des pesticides ou des conservateurs. Lorsque ces bois sont brûlés dans une cheminée ou un poêle, ils dégagent des émanations toxiques qui peuvent encrasser les conduits de fumée ; ces fumées sont dangereuses pour la santé en cas d’inhalation et peuvent provoquer des intoxications.
Les risques liés aux bois humides et aux bois verts
Brûler des bûches qui ne sont pas suffisamment sèches, c’est-à-dire avec un taux d’humidité supérieur à 20%, entraîne une combustion incomplète et peu performante sur le plan énergétique, génère une importante quantité de fumée, contenant des particules fines et des composés organiques volatils (COV). L’inhalation répétée de cette fumée peut irriter les voies respiratoires et les poumons, provoquant toux, gêne respiratoire, voire à terme des maladies pulmonaires chroniques comme la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO).
Les gaz toxiques émis par les bois peints ou pourris
Les peintures contiennent de nombreux produits chimiques qui, lors de la combustion, émettent des gaz et substances particulièrement nocifs par inhalation comme le monoxyde de carbone, des oxydes d’azote, du benzène ou encore des dioxines. Il en est de même pour des bois pourris qui, en brûlant, dégagent des composés organiques volatils toxiques comme les moisissures, en plus d’encrasser rapidement le poêle avec des résidus de combustion qui augmentent les risques d’incendie. Brûler des bois peints ou pourris dans son poêle est donc une très mauvaise idée sur le plan sanitaire.
Les risques de cancer liés au chauffage au bois
Selon une étude américaine publiée en 2023 dans la revue en libre accès Environment International, l’usage fréquent d’un chauffage au bois (plus de 30 jours par an) augmenterait de 43% le risque de cancer du poumon chez les femmes. D’après les chercheurs, la fumée issue de la combustion du bois contiendrait des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et du benzène, des composés classés comme cancérogènes de catégorie 1 par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC).
L’encrassement et les risques d’incendie liés aux résineux
Les bois résineux comme le sapin, le pin ou l’épicéa sont déconseillés, surtout dans les foyers ouverts. Riches en sève, ils dégagent lors de leur combustion des goudrons et résidus qui encrassent fortement les conduits. Outre la perte d’efficacité, ces dépôts inflammables augmentent significativement le risque d’incendie.
Comment se prémunir des risques sanitaires liés au chauffage au bois ?
- Privilégier les bois de feuillus durs (chêne, hêtre, charme, etc.)
- S’assurer d’un taux d’humidité inférieur à 20% avant de brûler le bois
- Proscrire tout bois peint, traité chimiquement ou moisi
- Faire ramoner sa cheminée au moins une fois par an par un professionnel
Privilégiez un bois de chauffage de qualité
Pour choisir un bon bois de chauffage, il faut absolument proscrire les bois traités chimiquement, humides, verts, peints ou pourris qui émettent des substances toxiques lors de leur combustion. Seuls les bois de feuillus bien secs, non traités et sains doivent être utilisés. Un ramonage annuel des conduits par un professionnel est également indispensable pour une combustion sécurisée. Renseignez-vous auprès de professionnels pour choisir le combustible le plus adapté à votre installation et ainsi éviter les émanations nocives, l’encrassement prématuré des installations ainsi que les risques de cancer du poumon et d’incendie domestique.
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