Le projet Biosyl à Guéret reste contesté malgré le début des travaux
Le projet d’usine de pellets Biosyl à Guéret reste contesté. Le 18 juillet, un peu plus de 50 opposants se sont réunis à l’étang de Courtille pour redire leur refus du chantier, alors que les travaux ont démarré en février 2026.
Deux recours sont encore étudiés par la justice. Cette mobilisation visait donc à maintenir la pression autour d’un dossier qui avance déjà sur le terrain.
Des craintes sur la forêt et le financement
Le rassemblement était organisé par le Réseau Forêt Limousine. Les opposants redoutent des coupes rases, une industrialisation de la forêt limousine et un modèle économique qu’ils jugent trop dépendant des subventions publiques.
Présente au rassemblement, la maire de Guéret a critiqué le poids des investisseurs privés et le niveau des aides accordées au projet. Selon les opposants, Biosyl aurait obtenu 5 millions d’euros de subventions. Le dirigeant de l’entreprise n’a pas répondu aux questions rapportées localement. Les travaux, eux, continuent.
La réponse de Biosyl
Sur son site, Biosyl défend un projet d’économie circulaire. L’entreprise explique vouloir valoriser des sous-produits forestiers que les scieries n’utilisent pas, notamment des petits rondins et du bois de faible diamètre, pour produire des granulés.
Biosyl annonce aussi un approvisionnement dans un rayon de 103 km autour de Guéret, sur 7 départements. Le groupe affirme ne prélever que 3,7 % de l’accroissement annuel des forêts concernées, soit 0,17 million de m³.
La société met également en avant 80 salariés, 200 emplois indirects, une production annuelle de 200 000 tonnes et des sources certifiées PEFC. Ce sont ses arguments pour répondre aux critiques sur l’origine du bois et l’impact forestier.
Les deux recours restent donc le point à suivre. S’ils aboutissent, le chantier pourrait être freiné. Sinon, c’est la transparence de l’approvisionnement qui sera scrutée si l’usine entre en production.



Commentaires
Laisser un commentaire