MaPrimeRénov’ revient le 30 septembre : mais seuls les logements E, F, G seront éligibles
MaPrimeRénov’ rouvre le 30 septembre avec un sérieux tour de vis. Seuls les logements classés E, F ou G au DPE sont éligibles, et le quota plafonne à 13 000 dossiers d’ici fin 2025. Plafonds de travaux abaissés, priorité aux ménages modestes, financement repoussé à début 2026 : voici les limitations à avoir en tête.
MaPrimeRénov’ revient le 30 septembre : éligibilité E, F, G et limites du dispositif
Le guichet rouvre après une pause budgétaire et anti-fraude. Place aux rénovations d’ampleur, ciblées sur les passoires énergétiques E, F, G. Objectif : frapper fort, éviter le saupoudrage.
Le volume est serré : 13 000 nouvelles demandes acceptées au maximum d’ici fin 2025. L’enveloppe de 3,6 milliards d’euros pour 2025 est déjà largement consommée par le stock, et les dossiers admis seront « instruits et engagés au 1er trimestre 2026 » sous réserve de la loi de finances.
Le fameux bonus de 10 % pour sortie de passoire disparaît. Oui, l’aide existe, mais recentrée et comptée. Mieux vaut viser une rénovation cohérente que courir après des miettes.
Calendrier, budget et quotas : ce que change la reprise de MaPrimeRénov’
Les demandes déposées avant l’été siphonnent le budget : 71 828 rénovations d’ampleur déjà engagées au 12 septembre, contre 37 626 un an plus tôt. Résultat : la réouverture est réelle, mais l’argent arrivera plus tard. Anticiper les plannings artisans RGE évite la panne sèche.
Le filtre anti-fraude reste serré : 25 000 dossiers audités cet été, 36 millions d’euros de fraudes évités. Stabilité demandée par le secteur… mais, pour l’instant, cap sur l’efficacité et la rigueur.
Travaux éligibles, plafonds abaissés : ce qui change pour les ménages modestes
Le plafond des travaux qui servent de base au calcul de l’aide tombe à 40 000 € (avant : 70 000 €). Pour un foyer très modeste, l’aide maximale descend à environ 32 000 € (avant : 63 000 €). Conséquence : un reste à charge plus élevé, mais des économies d’énergie durables à la clé.
La rénovation d’ampleur fonctionne en bouquet : isolation, ventilation, chauffage performant. Côté bois, attention : dès 2026, les chaudières biomasse et l’isolation des murs sortiront du « par geste » isolé, mais restent intégrables dans un parcours global bien ficelé.
Logements classés D et mieux ? Pas d’éligibilité à cette reprise ciblée. Cap sur les aides locales, éco-PTZ, et un audit pour bâtir une trajectoire de sobriété crédible.
Poêles à granulés et rénovation globale : comment rester éligible en 2025
Pour rester dans les clous, viser un gain énergétique conséquent validé par un audit. Un pack type : isolation des combles et planchers, VMC adaptée, remplacement d’une vieille chaudière par un poêle à granulés performant ou une pompe à chaleur, réglages fins. Le tout en circuit court et entretien carré : sobriété et résilience, sans bla-bla.
Pré-requis clés : DPE initial E, F ou G, audit et artisans RGE, dossier Maprimerénov’ bien monté. Résultat attendu : confort, baisse de facture, et une maison prête pour l’hiver… pas dans dix ans, mais dès la fin des travaux.
| Critère | Avant | Maintenant |
|---|---|---|
| Éligibilité DPE | Large, selon parcours | E, F, G uniquement pour la reprise du 30 septembre |
| Plafond de travaux | 70 000 € | 40 000 € |
| Aide max ménages très modestes | ≈ 63 000 € | ≈ 32 000 € |
| Bonus sortie de passoire | +10 % | Supprimé |
| Quota de nouveaux dossiers 2025 | Non plafonné formellement | 13 000 max |
| Calendrier de financement | Instruction au fil de l’eau | Engagement au 1er trimestre 2026 (sous réserve LF) |
| Public prioritaire | Tous revenus selon barèmes | Priorité ménages modestes et très modestes |
| Par geste 2026 (évolution) | Murs et chaudières biomasse éligibles | Murs et chaudières biomasse exclus du « par geste » (intégrables en rénovation globale) |
| Contrôle et fraude | Contrôles renforcés | 25 000 dossiers passés au crible, 36 M€ de fraudes évitées |
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