Cheminées non tubées : cette obligation pourrait vous coûter cher dès janvier 2026
Un décret publié le 23 mars fixe une date couperet : au 1ᵉʳ janvier 2026, toute cheminée sans tubage deviendra illégale en usage. Les propriétaires concernés disposent de peu de temps pour engager les travaux, sous peine d’exclusion d’assurance en cas d’incendie. Les coûts estimés varient déjà fortement selon la région et l’état du conduit.
Cheminées non tubées : l’échéance de 2026 approche à grands pas
Le texte réglementaire vise d’abord les cheminées à foyer ouvert dépourvues de conduit étanche. Dès 2026, leur utilisation sera interdite, car elles concentrent risques d’intoxication et mauvais rendement. Le ministère entend réduire la pollution domestique et sécuriser les logements anciens.
Pour de nombreux ménages, ce changement signifie planifier un chantier alors que les artisans RGE affichent déjà des carnets de commandes chargés. Les délais peuvent dépasser six mois dans certaines zones rurales. Plus l’intervention est tardive, plus la facture de main-d’œuvre grimpe.
Le tubage : un impératif de sécurité et d’efficacité
Un conduit étanche limite la formation de suie et améliore le tirage, réduisant de 30 % les particules émises. L’Agence nationale de sécurité sanitaire rappelle que le monoxyde de carbone reste la première cause d’asphyxie domestique évitable. Avec un tubage inox ou céramique, le risque chute drastiquement.
Autre avantage : le rendement. Une cheminée ouverte non tubée dépasse rarement 15 % de performance, contre 70 % pour un insert moderne. L’économie de bois se fait sentir dès le premier hiver, amortissant une partie des travaux.
Combien coûte réellement la mise en conformité ?
Les devis collectés en 2025 affichent une fourchette de 1 800 € à 3 500 € pour un tubage inox simple paroi et montage standard. Si le conduit est sinueux ou fissuré, le budget grimpe vite au-delà de 5 000 €. Un insert étanche labellisé Flamme Verte débute à 2 400 €, hors pose.
Les assureurs surveillent déjà les déclarations de sinistre. Après 2026, tout incendie lié à une cheminée non conforme pourra être refusé, privant le sinistré d’indemnisation. Le risque financier dépasse donc le seul prix des travaux.
Des courtiers rapportent une hausse des surprimes pour les maisons déclarant un foyer ouvert ancien encore actif. La pression économique incite à anticiper plutôt qu’à attendre la sanction.
Aides publiques et calendrier serré : comment alléger la facture ?
La prime Coup de Pouce Chauffage et MaPrimeRénov’ peuvent financer jusqu’à 50 % du montant si l’appareil atteint les critères Eco-Design 2022. Les Certificats d’Économies d’Énergie complètent parfois, à condition de déposer le dossier avant le début du chantier.
La fenêtre d’opportunité se referme : plusieurs régions annoncent déjà l’épuisement de leurs enveloppes. En lançant un diagnostic avant l’été, le ménage augmente ses chances d’obtenir une aide et d’éviter un surcoût lié à la pénurie de matériaux.
Le plan gouvernemental de rénovation énergétique table sur 140 000 conduits rénovés d’ici fin 2025. Ce volume crée une tension sur la filière, d’où l’importance de réserver rapidement un artisan qualifié.
Diagnostic immédiat : la meilleure assurance contre les sanctions
Avant tout devis, un professionnel vérifie la section du conduit, l’état du boisseau et la compatibilité avec un insert. Ce contrôle coûte entre 80 € et 150 €, un investissement minime au regard des amendes qui pourraient dépasser 450 € pour usage d’équipement non conforme.
Dans l’immobilier, le nouveau DPE prend en compte la performance du chauffage bois. Une maison classée F peut gagner une lettre après tubage et pose d’un appareil performant, valorisant le bien à la revente. Les notaires anticipent déjà un écart de prix entre logements conformes et réfractaires.
Faire contrôler son installation avant la fin de l’année évite la saturation des plannings et garantit une transition vers un chauffage plus sûr, plus propre et légal. L’enjeu n’est plus optionnel : il s’agit désormais d’un passage obligé.
Commentaires
Le 27 août 2025 à 12 h 29 min, RF59 a dit :
Bonjour,
Pourriez-vous mettre le lien vers le décret en question ? Je ne le trouve pas sur legifrance, il ne figure pas dans la liste des décrets publiés le 23 mars.
Par ailleurs votre introduction "toute cheminée sans tubage deviendra illégale en usage" vient en contradiction avec la suite quelques lignes plus bas "Le texte réglementaire vise d’abord les cheminées à foyer ouvert dépourvues de conduit étanche".
Difficile de s'y retrouver.
Cordialement
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