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Chauffage au bois : les vieux appareils restent dans le viseur

Par Claire Palou , le 11 juillet 2026 à 06:36 - 3 minutes de lecture
Poêle à bois moderne avec bûches sèches dans un salon lumineux
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Le nouveau rapport Secten 2026 du Citepa remet le chauffage au bois dans un débat très concret : les particules fines baissent encore en France, mais le vieux poêle mal utilisé reste un point sensible à la maison.

D’après la synthèse publiée par le Citepa, les émissions de particules fines PM2,5 ont reculé de 3,4 % entre 2023 et 2024. Pour 2025, la baisse estimée serait beaucoup plus faible, autour de 0,7 %. Le rapport signale aussi que l’évolution de la consommation de bois-énergie, notamment dans le chauffage domestique au bois, peut tirer les émissions dans le mauvais sens.

Si vous chauffez avec un poêle à bois, l’info à retenir est simple : ce n’est pas le feu de bois qui pose problème à lui seul. C’est l’appareil, le combustible, le conduit et la manière de l’utiliser.

Appareil ancien, bois humide : les particules montent vite

Un appareil récent, bien posé, avec un conduit entretenu et du bois sec, ne fonctionne pas comme une vieille cheminée ouverte ou un poêle fatigué alimenté avec des bûches trop humides. C’est souvent là que les fumées deviennent plus sales, que la vitre noircit vite et que le rendement chute.

Le plan national sur le chauffage domestique au bois vise justement à réduire les émissions de PM2,5 de plus de 30 % entre 2020 et 2030. Pour un particulier, cela se traduit par des choses moins abstraites : choisir un appareil performant, brûler du bois vraiment sec, éviter les flambées qui fument et garder un tirage correct.

Avant l’hiver, trois vérifications valent mieux qu’un discours

Commencez par regarder l’âge de votre appareil. Si votre poêle est ancien, sans plaque claire ou très encrassé, demandez à un installateur si son remplacement a du sens avant de remettre de l’argent dans des réparations.

Vérifiez ensuite le conduit. Un ramonage fait dans les temps ne sert pas seulement à respecter une obligation : il limite aussi les dépôts, les mauvais tirages et les fumées qui reviennent dans la pièce. Si vous habitez dans une zone concernée par un plan de protection de l’atmosphère, prenez aussi le temps de vérifier les règles locales sur le chauffage au bois.

Dernier point, le combustible. Un bois stocké trop tard, mal abrité ou encore humide gâche une bonne installation. Si vous préparez déjà votre stock, gardez-le hors sol, ventilé, et ne vous fiez pas seulement à l’aspect extérieur des bûches.

Le rapport du Citepa ne dit pas d’arrêter de se chauffer au bois. Il rappelle surtout qu’un poêle propre, bien dimensionné et alimenté avec le bon bois reste la meilleure défense avant les premières soirées froides.

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Claire Palou

Claire Palou

Passionnée par les énergies renouvelables et engagée dans la transition écologique, je suis Claire Palou, conseillère en solutions de chauffage écologique. À travers le site Tutos Poêle, je partage astuces, guides pratiques et bons plans pour aider particuliers et professionnels à choisir des systèmes de chauffage respectueux de l’environnement, comme les poêles à bois et à granulés. Mon objectif : rendre les énergies renouvelables accessibles à tous et promouvoir des alternatives durables au chauffage classique.

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